GRÈCE 1994
par
SURMELY Philippe
et Sylvie
64, rue du Maréchal Exelmans ; 54000
NANCY
tél : 03.83.57.12.66
; 06.62.60.28.25 ; 06.14.12.88.43 ; fax :
03.83.51.26.54
Voyage
réalisé en août 1994 durant 3 semaines. Nous avions déjà visité la Grèce par
deux fois en 1980 (4 semaines) et 1988 (3 semaines) en caravane et nous l'avons
traversé en 1998 pour rallier la Turquie.
1. ALLER en GRÈCE
Deux solutions s'offrent à vous :
- LE FERRY :
- plusieurs ports
d'embarquement : Venise, Ancône, Bari et Brindisi s'offrent à vous,
sachez que plus vous descendez dans le sud de l'Italie et plus les prix sont
avantageux, et comme les autoroutes italiennes ne sont pas trop chères pour
les camping-cars, puisque nous payons le même prix que les voitures, ça vaut
vraiment le coup d'aller jusqu'à Bari ou Brindisi. Mais ATTENTION aux vols
dans ses régions, nous avons été délestés de l'appareil photo, camescope,
lecteur laser, CD, jumelles … pendant une baignade d'une demi-heure juste
avant Brindisi, et ce, en pleine journée. Au commissariat de police, nous
n'étions pas les seuls, alors si vous voulez vous baigner en attendant le
ferry, quelqu'un doit rester dans le camping-car ou alors patientez jusque
la Grèce, là vous ne risquez rien.
- pour ce qui est de
l'état des ferries, si vous prenez une compagnie bon marché (comme
nous), ne vous attendez pas au super luxe, loin s'en faut
- mais, vous ne paierez
que 1500F pour un camping-car et 3 adultes si vous optez pour l'open-deck,
qui est le "camping à bord" vous payez seulement une place fauteuil par
personne, et vous dormez dans votre camping-car. Essayez de monter les
premiers dans le ferry pour être sur le pont, car après vous risquez de vous
retrouver plus à l'intérieur où il fait nettement plus étouffant.
- un conseil, en 94,
nous avons pris une cabine "premier prix" qui se trouvait en fond de cale,
près des machines : difficile de dormir correctement et de plus, il y
faisait chaud, malgré la clim. En 98, nous avons dormi dans notre
camping-car, où malgré l'air marin, nous avons crevé de chaud. Moralité : la
prochaine fois, nous prendrons (si les finances le permettent) une cabine
climatisée avec hublot, et loin des moteurs, au diable les économies !
- les brochures
sont disponibles en février, je réserve toujours vers fin-mars, début-avril,
il y a toujours de la place pour toutes les dates.
- compagnies
:
- Strinzis Lines
: 2000F en 1994 pour le camping-car (-50% sur le retour), 2 adultes et un
enfant (50% de réduction), pour un aller-retour Brindisi-Igoumenitsa
- Ventouris
Ferries : 1500F en 1998
(Turquie) pour un camping-car et 3 adultes, pour un aller-retour
Brindisi-Igoumenitsa
- les voyagistes
en France qui vendent les billets :
- Transports et
Voyages : 01.42.66.90.90 -> HML et Ventouris
-
Navifrance : 01.42.66.65.40 -> Mediterranean Lines, Med Link et Poséidon
Lines
-
Euromer : 04.67.65.67.30 -> Med Link, Poseidon Lines et European Seeways
voir sur le Routard ou les docs envoyées par
l'office de tourisme de Grèce à Paris
·
pratiquement toutes les
compagnies font des réductions si vous prenez l'aller et le retour
·
sachez que vous pouvez
faire l'aller vers Igoumenitsa et le retour depuis Patras, et
vice-versa, pour parfois le même prix, sur certaines compagnies. Vous pouvez
aussi vous arrêter sur l'île de Corfou à l'aller, ATTENTION, il faut monter les
derniers dans le ferry pour débarquer en premier
·
quand vous
arrivez au port, que ce soit
en Italie ou en Grèce, il faut aller à la compagnie retirer les papiers pour
l'embarquement, et c'est un vrai b…., ne pas confondre les voyagistes et les
compagnies. Les bureaux sont souvent fermés entre midi et 15h. C'est souvent la
foule et il faut jouer des coudes, mais ce n'est pas fini, il faut ensuite aller
à la douane (1/2h d'attente), faire valider les passeports avec votre titre de
transport (hé oui, et pourtant c'est la CEE, mais comme il y a ENORMEMENT de
turcs, les contrôles sont omniprésents et même dans le bateau). Mais que cela ne
vous rebute pas, un peu de patience suffit, ça fait partie des "joies" des
voyages, et c'était encore plus folklo au Maroc …
·
retard
: en 1998, nous avons eu un retard de 5 heures et certains passagers du bateau
précédant n'ont pu embarquer faute de place … et sont montés dans notre ferry et
ainsi de suite. En 1994, retard de 1h30. Je ne sais pas du tout, comment cela se
passe avec les compagnies au départ d'Ancone ou Bari, c'est peut-être plus cher
et donc moins compliqué, quoique …
·
accès au ferry
: les ferries grecs n'ont qu'une entrée, alors parfois il faut monter … en
marche arrière (regardez les camions avec remorque, ce sont des as du volant :
impressionnant)
·
restauration
: dans les ferries il y a toujours au moins un self-service et un restaurant
proposant de la cuisine traditionnelle avec des spécialités grecques : pas trop
cher. On peut cuisiner dans le camping-car s'il est en open-deck. Emportez vos
effets personnels, car souvent votre camping-car est littéralement collé aux
véhicules voisins (bonjour les manœuvres pour se garer) et de ce fait totalement
inaccessible , 7 heures c'est assez long : pensez aux jeux de cartes, ça passe
le temps.
·
LA VOIE TERRESTRE :
o
en 1980, 1988, 1990
(Yougoslavie) et 1992 (Turquie) nous sommes passés par la Yougoslavie, ce
qui est beaucoup plus économique et rapide : pas d'attente au port, pas de
retard de ferry
o
en 1992 comme la
guerre faisait rage à Osijek (nous sommes passés tout près), nous avions décidé
de passer par la Hongrie, puis la Roumanie, mais TOUS les Turcs passaient par la
Youyou (son p'tit nom), avec seulement comme précaution, de faire le plein
d'essence pour rallier la Bulgarie, le seul HIC, c'est qu'ils avaient installé
des "péages sauvages" sur des grands axes d'habitude gratuits (nous les avons
évités en suivant les routiers grecs et turcs, qui sortaient avant les péages et
rentraient après; j'ai noté les endroits) et qu'ils étaient payables en DM et
c'était TRES cher : 1km = 1DM. Sur la vraie autoroute qui reliait
Zagreb-Belgrade et Nis, nous avons magouillé car nous connaissions un endroit où
sortir en fraude, et de ce fait la facture a été réduite. Nous ne voulions pas
cautionner, ni subventionner cette horrible guerre avec nos DM.
o
Mais tout cela est sans
doute obsolète, et des renseignements sont à prendre pour connaître la situation
actuelle; comme nous allons en Syrie-Jordanie en 2000, et devons passer par-là,
nous allons nous renseigner pour savoir ce qu'il en est maintenant.
o
Ah ! j'allais oublier
la Bulgarie, qui comme ses voisines voulait aussi récolter nos DM. A la
frontière, nous avons du payer 20DM, pour soi-disant l'utilisation de
l'autoroute qui relie Sofia à Plovdiv, et qui se trouve à 70km de la frontière,
inutile de vouloir payer en monnaie locale, ils n'en voulaient pas. Au retour à
la frontière turque et bulgare, nous avons dit que nous ne prenions pas la route
Plovdiv-Sofia, mais celle du Nord (gros mensonge) mais ils nous ont fait payer
tout de même 2DM pour la forme. Vous ne devriez pas aller jusqu'en Bulgarie,
mais passer par la Macédoine et Skopje, si c'est possible et atteindre enfin la
Grèce, terre d'accueil et de douceur de vivre … OUF, il était temps après tous
ces tracas !
o
Au retour nous avons
attendu 15 heures entre la Youyou et la Hongrie pour 5km d'attente, car le seul
petit passage possible était un minuscule poste de douane entre Novi Sad et
Szeged, les douaniers ne travaillaient pas beaucoup la nuit (100m par ½ heure)
et les Turcs devaient faire d'interminables formalités administratives; ça s'est
arrangé le matin, mais je n'ai pas dormi de la nuit, car les voitures derrière
nous doublaient si nous n'avancions pas; mon mari a pris le relais le matin. Le
passage par la Roumanie n'est pas triste non plus paraît-il d'après plusieurs
camping-caristes que nous avons rencontrés : passage de pont ou de bac sur le
Danube et par la même occasion de la douane : de 4 à 8h pour faire passer 3
voitures …
o
trajet
:
§
1980, 1988 :
Nancy-Munich-Salzbourg-Ljubjana-Zagreb-Belgrade-Nis-Skopje-Grèce
§
1992 :
Nancy-Munich-Salzbourg-Vienne-Szeged-Novi Sad-Belgrade-Nis-Sofia-Turquie
§
1994, 1998 :
Nancy-Bâle-Saint Gothard-Milan-Bologne-AncônePescara-Bari-Brindisi-Igoumenitsa
J'ai l'air d'avoir dépeint l'horreur pour
accéder à la Grèce, mais il ne faut pas dramatiser, nous ça nous fait plutôt
rire, mais comme je ne sais pas si vous êtes "aguerris" aux tracas des passages
en douanes, attentes des ferries …, je préfère prévenir, car en partant vers les
pays du sud, nous sortons du cadre "normal" et bien policé de nos pays
occidentaux. Je pense que le trajet par l'Italie est le plus facile, mais il
faut payer le ferry.
2. L'ITINÉRAIRE
·
ITALIE
- Alberobello
je vous conseille tout de même
de visiter une petite merveille entre Bari et Brindisi, la région des "trullis",
maisons coniques peintes en blanc, genre "bories" en France, vraiment ça
nous a émerveillé. Vous pouvez stationner sur un parking payant pas cher, en
plein centre du village; allez-y, vous ne le regretterez pas c'est
magnifique.
- GRÈCE
- Ayant déjà fait deux
séjours en Grèce, nous sommes aller visiter de petits coins un peu à l'écart
des circuits traditionnels, la Grèce est tellement riche en visites, qu'il
faut plusieurs séjours pour en faire le tour. Ce circuit décrit notre
périple de 1994 et les endroits visités en 1980 et 1988.
- Igoumenitsa
rien à voir de très spécial dans
ce port (comme beaucoup de port), sinon faire le plein d'essence car c'est
moins cher qu'en Italie, au retour, il y avait les Duty Free Shop,
maintenant que tout cela est fini, vous ne pourrez même plus acheter
d'alcool, ni de tabac moins cher. La route qui suit, et ce, jusque Kalambaka
est très sinueuse et montagneuse, ne vous attendez pas à rouler très vite,
mais cela a du bon, on a le temps d'admirer le paysage.
- Ioannina
ancienne ville occupée longtemps
par les Turcs et où il règne toujours un rien d'Orient, allez visiter la
petite mosquée transformée en musée, ça vous donnera un avant goût de la
Turquie; et promenez-vous dans la ville et au bord du lac (attention, il
paraît qu'il est fortement pollué, d'ailleurs nous n'avons vu personne s'y
baigner). Dans la ville quelques bijoutiers vendent de beaux bijoux en
argent ciselé à la mode ottomane et pas trop chers. Essayez aussi les
patisseries à base de miel et autres délices orientaux. En 98, de passage
vers la Turquie, nous avons fait une halte au camping xxxxxxxx au nord de la
ville, bien pour profiter de la vue sur le lac. Supermarché à l'angle de la
rue ou sur la droite en se dirigeant vers le centre depuis le camping.
- Pays des Zagoria
au Nord-Ouest de Ioannina, belle
région montagneuse et boisée encore sauvage parsemé de villages aux maisons
en toit de lauzes
- Monodendri
"centre" de la région, parking
assez cahotique mais avec quelques cales, ça s'arrange, au pied du petit
village. Nous avons dînez au restaurant sur la place du village "Chez
Kiki", une sorte de tiropita mais plat, enfin un genre de pizza recouverte
de fromage de chèvre, un vrai délice pour vraiment pas cher. Une ballade
dans le village, au gré de votre fantaisie, vous fera découvrir l'habitat
traditionnel de cette région.
- Gorges de Vikos
et monastère de Saint-Paraskévi
pour y accéder, suivre les indications du
Routard ou demander aux villageois. vous empruntez un chemin taillé dans
la montagne, puis arrivez à une porte qui commandait l'accès au monastère
: ballade vraiment superbe, impressionnante et surplombant les gorges.
Pourvu que les bus de touristes n'arrivent pas jusque là !
- Kipi
autre village de la région où
vous pourrez voir un joli pont turc à 3 arches avant le village. Vous
verrez d'autres ponts turcs à une arche dans la région.
- Albanie
nous avions projeté d'aller
faire une ballade dans ce pays, qui est tout proche, mais nous avons
renoncé par peur du climat d'insécurité qui y régnait
- Metsovo
ce gros bourg de montagne à
1200m d'altitude à des airs de village alpin, le stationnement y est assez
difficile, essayez d'arriver le soir, pour vous garer sur la petite place du
village en bas de la rue principale. Les chalets sont très jolis et les
artisans vendent des produits d'artisanat en bois sculpté. Nous avons
achetez en 1988 une espèce de petit banc qui sert de selle aux ânes,
recouvert de tissu rouge brodé au point de croix blanc. Nous n'avons fait
que arpenter les rues et ruelles rafraîchissantes de Metsovo. Une grande
route et un tunnel sont en construction pour éviter Metsovo, sa route
sinueuse et le col de Karapa, pratique mais dommage pour le sîte.
- Col de Karapa
(1690m) à 5-6 km au
Nord de Metsovo, en direction de Kalambaka, ça fait du bien ce petit air
frais d'altitude. En arrivant au col, restaurant et halte des bus de
touristes sur votre droite, allez plutôt vers la gauche et les tire-fesses
(oui, ici on skie en hiver) sur une petite route goudronnée, qui s'arrête
500m plus loin, stoppez le camping-car à 200m sur l'herbe et admirez le
paysage sur le col et les montagnes.
- les Météores
(1980-1994-1998) un endroit
incontournable en Grèce et vraiment unique, une espèce de montagne de pains
de sucre ruiniformes surmontée de monastères dont certains encore habités,
ainsi que des excavations dans les falaises où vivent encore des ermites
nourris par les gens des villages. ATTENTION, une tenue correcte est exigée
à l'entrée, je me suis vue refuser l'accès en 1980, parce que j'avais un
jean, j'ai été obligée d'aller me rhabiller. Pour les hommes : shorts
interdits, ainsi que les bras nus, pour les femmes : pas de pantalons, ni de
shorts, ni de bras nus, ni de jupes trop courtes, il vaut mieux avoir une
jupe longue ou porte-feuille. ATTENTION, les monastères ferment un jour par
semaine et pas le même dans tous, à vérifier dans les guides. Nous les avons
visités en 1980-1994 et au retour de Turquie en 1998; les voici présentés
dans le sens des aiguilles d'une montre depuis Kastraki vers Kalambaka.
- Saint-Nicolas
ce petit monastère est
vraiment attachant, pas visité par les groupes, il est touchant de
simplicité et d'authenticité, comme on les aime
- Roussanou
nous n'avons pas visité, car
il a longtemps été fermé victime de pilleurs d'œuvres d'art; vaut surtout
pour les photos que l'on peut faire de la route supérieure
- le Grand Météore
le plus grand de tous, le plus
visité, mais très riche en icones, enluminures …et châtons (nous adorons
les chats et les Grecs aussi, vous en verrez partout). Nous avons dormi
sur le parking de ce monastère.
- Varlaam
le second par la taille, juste
en dessous du précédent, idem, visitez soit l'un, soit l'autre, ou les
deux si vous êtes des fans
- Sainte-Trinité
jolie photo en arrivant de la
route
- Saint-Etienne
le dernier, habité par des
nonnes, ici les lieux sont plus plaisants, petits massifs de fleurs, tout
un monde féminin
- Kastraki
nous avons dormi une nuit au
camping Vrachos, avec piscine, ils sont très sympas et donnent des infos et
de la doc sur les Météores. Loger plutôt à Kastraki qu'à Kalambaka, vous
serez plus proche des Météores et surtout vous aurez une vue imprenable.
- Trikala
ville à 25km de Kalamba,
supermarché en direction de Larissa (route n°6), en venant du centre ville,
il est climatisé, grand choix de féta, LE fromage grec.
- Delphes
(1980-1988) cet endroit
est de toute beauté; après avoir traversé une mer d'oliviers dans la baie d'Itéa,
vous pourrez aller consulter l'oracle au centre du monde grec. Tout le site
est fort intéressant, ne délaissez aucun monument, tous ont leur attrait :
- La Tholos
très beaux restes élégants d'un temple circulaire, ça vaut le coup de
descendre un peu pour la photo
- le musée
et le célèbre Aurige, les Kouros … et
bien d'autres choses encore : très instructif
- le sanctuaire
d'Apollon : Voie Sacrée,
Trésor des Athéniens, temple d'Apollon, et petit théâtre : bel ensemble
bien restauré dans un cadre grandiose et impressionnant
- le stade
encore un petit effort et vous
arrivez au stade fort bien conservé (beaucoup mieux qu'à Olympie)
- Ossios Loukas
(1980) beau monastère près
d'Athènes, dont je n'ai plus beaucoup de souvenirs
- Athènes
(1980-1988) nous n'y sommes pas
retournés en 1994, tant la chaleur était étouffante (50°). Nous avons
stationné sous les platanes dans les quartiers résidentiels de la ville en
direction du Pirée, en prenant des rues perpendiculaires à l'avenue Singrou.
Athènes est une ville bruyante, chaude, polluée, mais tellement attachante;
le premier contact c'est la circulation, attention les grecs ne respectent
pas les feux, priorités … c'est celui qui a le plus peur qui s'arrête, même
s'il est dans son droit, et tout cela à grand renfort de klaxons, un vrai
concert.
- Acropole
le stationnement est assez
problématique, essayez d'arriver tôt avant les bus. En 1971, mon mari
s'est promené dans le Parthénon, en 1980, nous ne pouvions qu'en
faire le tour, aux pieds des colonnes, en 1988, on pouvait l'admirer de
loin, retenus par des cordes de sécurité. Les monuments sont préservés de
la foule, des graffitis et de la pollution. Voir les guides pour la
description, nous avons beaucoup aimé les Caryatides et le petit
temple d'Athéna. Depuis l'Acropole, nous sommes descendus à pied par
de petits escaliers et ruelles vers Plaka, centre vivant de la capitale.
- l'Olympieion et
la porte d'Hadrien 15
majestueuses colonnes s'élevant dans un parc : très rafraîchissante cette
ballade dans la verdure
- le Musée
Archéologique National
renferme toutes les beautés de l'art grec : sculptures par centaines, des
salles entières de vases du plus petit et jusqu'à 2m de haut, bijoux,
ustensils, détails architecturaux … on en arrive presque à la saturation
tant les œuvres sont nombreuses, mais toujours de qualité. Nous avons
déjeuné dans un des petits restos qui entourent le musée.
- en règle générale,
nous ne restons jamais très longtemps dans les villes, préférant la nature
plus reposante, mais vous aurez bien d'autres choses à découvrir à
Athènes, si le cœur vous en dit.
- le Pirée
(1980) nous sommes allés dîner sur le port, face aux yachts flamboyants
qui mouillent dans l'anse de Zéa.
- le cap Sounion
(1988) sur un promontoire,
quelques ruines d'un temple, l'endroit fait face à la mer, la surplombant de
60m, le coucher de soleil est grandiose. Nous avons dormi sur le parking du
site pour être les premiers à visiter le lendemain matin.
- Loutraki
ville d'eaux avant le canal de
Corinthe. En 1980 et 88 nous avions déniché un petit paradis sous les
eucalyptus (mon mari et ses parents y étaient allés en 1971) juste à la
sortie de la ville en direction du cap de l'Héraïon, mais depuis on y a
installés un restaurant avec cascades artificielles et tout le toutim : un
vrai massacre. Snif ! Vous pouvez encore vous baigner à cet endroit il y a
des douches sur le mur. Ne pas essayer d'y dormir, le resto ne désemplit pas
de la nuit.
- cap de l'Héraïon
(1988) ruines, j'ai très peu de
souvenirs de cet endroit
- Corinthe
- le canal
le pont routier fait face au
pont ferroviaire, et surplombe le fameux canal. Si vous avez de la chance,
vous pourrez photographier un gros bateau empruntant le canal : il ne
reste que quelques dizaines de cm de chaque côté : impressionnant. Les
boutiques ont envahis le parking : une horreur.
- Corinthe Antique
nous n'avons pas visité, juste
passé devant pour nous rendre à l'Acrocorinthe
- Acrocorinthe
visité en 1980. Vaste acropole
grecque, romaine puis byzantine prenant de belles couleurs fauves au
coucher du soleil. Il ne reste que peu chose de cette citadelle, mais le
panorama y est admirable. Prévoir des baskets et de l'eau ,il fait soif
là-haut. Ballade vraiment bien.
- Mycènes
(1988) un des moments
forts de notre voyage, car nous aimons les civilisations archaïques, ici
point de sculptures, ni de colonnes ouvragées, seulement des fortifications
cyclopéennes, la très célèbre Porte des Lionnes, vue dans les livres
d'histoire (ça fait drôle de la voir en vrai), le Palais, les
Cercles royaux de tombes, ainsi que les Tombes à coupoles de
Clytemnestre et d'Agamemnon, vraiment impressionnant de démesure et de
majesté. Nous avons dormi sur le parking ou l'on pouvait acheter des
délicieux jus d'orange.
- Epidaure
un autre sîte incontournable.
Parking ombragé pour la nuit. Le must d'Epidaure, c'est son théâtre
parfaitement conservé de 14.000 places. Placez vous au sommet des gradins,
une autre personne au centre de la scène qui fait tomber une pièce de
monnaie ou déchire du papier; en haut vous entendez tout comme au premier
rang : merveille de l'acoustique. Promenez vous dans les vestiges et allez
admirer le petit musée qui est surtout intéressant par la reconstitution des
chapiteaux et caissons de plafonds : vraiment bien.
- Nauplie
nous avons beaucoup aimé cette
petite ville construite sur une presquîle et face à l'îlot de Bourdzi
(préparez votre appareil photo au coucher du soleil), le camping-car était
garé sur la placette qui lui fait face, un coin super pour un arrêt
nocturne. Promenez-vous dans la ville, c'est vraiment rafraichissant et
sympa. Le restaurant Kalamaria dans une petite ruelle est vraiment très bien
(voir Routard) et pas cher comme beaucoup de taverna qui sont les auberges
de pays. Mais au retour, le camping-car était cerné de voitures grecques
dont les occupants étaient venus faire une ballade en ville … tard, très
tard dans la nuit .. on voudrait dormir, et pas moyen de sortir de là !
Plein d'eau au robinet sur le port.
- Paradise Tiros
arrêt pour le déjeuner
- Leonidion
ville aux rues étroites,
attention à la traversée et à la capucine car les balcons débordent sur la
chaussée et aussi aux croisements délicats.
- A 10km de la ville,
le petit monastère tout blanc de Elonas, accroché à la
montagne et visible de la route, est à visiter. Prenez la petit route à
gauche qui y mène, petit parking étroit, nous avons dû faire demi-tour car
il était complet et nous garer le long de la grande route, d'habitude
l'endroit est assez calme, mais nous avons compris pourquoi. Nous étions
le 15 août et un baptême orthodoxe y avait lieu, un moment assez
remarquable quand le pope oint le bébé puis l'immerge par trois fois dans
les fonds baptismaux : ambiance encens et chants orthodoxes garantie !!
- Monemvassia
parking à la sortie de Gérifa,
juste avant la ville médiévale, mais la police est venue nous déloger le
soir, interdit de dormir là, nous avons trouvé un parking abandonné sur la
route du nord. Le lendemain, nous avons visité ce petit bijou, avant
l'arrivée des bus, un vrai régal; éloignez-vous de la ruelle principale et
dépassez les églises en ruines, la vue est superbe des remparts et les
photos magnifiques hautes en couleur : bleu intense de la mer, herbe brûlée
par le soleil, et églises blanches avec tuiles ocres. Un vrai régal !
- Gythio
cherchant un peu d'ombre, nous
sommes allés au camping Mettemi au sud de la ville, mais bof, difficile de
s'y garer, car les oliviers y étaient bas et tortueux. Nous sommes partis
pour un petit coin sympa que nous avions repéré en passant : 5-6 km au nord
avant Gythio, au lieu-dit Baltaki,
où un bateau rouille dans la rade,
prenez le chemin qui se dirige vers le promontoire, et garez-vous sous les
rares eucalyptus (ça fait toujours un peu d'ombre). Vue imprenable sur la
mer, vous pouvez descendre vers la plage en contrebas et aussi dîner au
petit resto à côté : bons calamars pas chers.
- le Magne
c'est le nom de la "mamelle" du
milieu du Péloponnèse, que nous avons visité en 1988, rien à voir avec le
reste de la Grèce, il paraît que ça ressemble un peu à la Corse, d'ailleurs
il y avait des "vendettas" aussi … Ici point de jolies maisons blanchies à
la chaux, seulement des tours fortifiées carrées dans un paysage dénudé et
battu par les vents Le village de Vathia tout en bas, est superbe, mais
commençait à être retapé pour faire des hôtels dans les anciennes maisons,
cela fait 11 ans déjà ! Vraiment nous adorons ce genre d'endroit encore
préservé des hordes de touristes pressés, mérite vraiment le détour.
Possibilité de baignade près des grottes de Dirou sur la côte ouest.
- Mystra
un MUST, à faire ABSOLUMENT. Le
site est construit sur un flanc escarpé de montagne. Comme le conseille fort
judicieusement le Routard, nous nous sommes garés le soir sur le parking de
l'entrée inférieure et nous avons gravi la route vers l'entrée supérieure le
matin vers 8h; comptez 20-25 mn en marchant tranquillement, comme cela, vous
n'avez plus qu'à descendre pour visiter la ville. La visite du Kastro est
sympa, sans plus, mais elle offre à l'arrivée une vue sur tout le site et la
plaine. Ensuite redescendez vers la ville Haute, le palais des Despotes, le
monastère de Pandanassa encore habité par les nonnes et leurs chatons, le
monastère Perivleptos, la Métropole et le monastère de Vrontohion. Tout cela
vous prendra 3 bonnes heures.
- Kalamata
grosse ville détruite en partie
par des tremblements de terre, rien de spécial à y faire, sinon les courses
- Messène
à 36km de Kalamata, prendre vers
l'ouest sur 11km jusqu'à Messini, remonter vers le nord sur 25km, jusqu'au
village de Mavrongati (Ithomi). Deux sites sont à visiter :
- l'enceinte qui
dépassait 9km de long et percé de 4 portes, celle d'Arcadie, au nord du
village est époustouflante, de gros blocs de pierre de plusieurs tonnes. A
1km de là, vous pourrez vous ballader sur la muraille.
- le sanctuaire
d'Esculape, je ne me souviens pas si l'entrée est payante ?
- Possibilité de
dormir près de l'entrée du sanctuaire ou dans le village, sur une
minuscule place à gauche de la route.
- Encore un coin
sympa que nous avons visité SEULS, pas l'ombre d'un touriste : Super !
- Koroni
croquignolet petit port assez
difficile d'accès avec le camping-car, mais on y arrive toujours, mais où
arrive t-on ? Ben au bord de la mer ! sur un beau quai où nous avons déjeuné
sous le store, puis nous nous sommes baignés juste à côté dans les rochers,
un vrai petit paradis. Nous n'y avons pas dormi, à tester.
- Methoni
citadelle visible depuis la
route qui longe la baie. Nous avons dormi à l'opposé de la citadelle, vers
la plage, près des taverna, pas idyllique mais près de la plage. La
citadelle occupe un promontoire entouré sur 3 côtés par la mer et se termine
par la tour Bourdzi (comme à Nauplie). La visite est payante mais libre,
vraiment très bien.
- Pilos
charmant village dans une belle rade,
nous nous sommes installés à l'ombre, sur la route qui grimpe à gauche du
bourg en regardant la mer, prévoir des cales, beaucoup de cales, mais vous
serez à l'ombre (pas négligeable par les chaleurs qu'il fait) et tout près
de la plage (6 douches). Le seul bémol : en haut de la côte, il y a une …
discothèque et ça crache des décibels toute la nuit.
- Olympie
qu'il fait bon vivre à Olympie,
le cadre est bucolique et paisible. Des monuments, il ne reste parfois que
bien peu de choses, quelques soubassements, quelques bouts de colonnes, mais
la verdure est tellement omniprésente que la visite est des plus plaisante.
Du stade, il ne reste que l'entrée et la forme. Vraiment un bel endroit.
Nous avons dormi sur un petit parking vers le monument de Pierre de
Coubertin, qui contient son cœur (hé oui).
- Bassae
(1988) ce beau temple était
emballé sous une immense tente pour le restaurer et le protéger des forts
vents.
- Chlémousti
(1988) ce immense château franc
offrant un beau panorama sur la mer
- Rio
juste après Patras, c'est le départ des
bacs qui relient le Péloponnèse à la Grèce Centrale en traversant le golfe
de Corinthe. Nombreuses traversées peu chères.
- Missolonghi
halte nocturne au sud de la
ville, dans une "palmeraie", il y avait beaucoup de camping-cars (des
italiens, of course). Nous avons eu la chance d'arriver un soir où était
donné gratuitement à la tombée de la nuit, un concert de musique classique
grecque : GENIAL sous les étoiles !
- Tourlida
village de pécheurs, à 6km au sud, est
relié à la terre par une digue qui traverse une lagune, vraiment charmant.
- Préveza
bac gratuit pour rallier l'autre
rive
- Parga
et Sivota nous y sommes allés
et nous avons même dormi à Sivota, difficile de trouver une place pour
dormir, et de plus il y a un Club Méd et sa cohorte de touristes; les Grecs
qui tiennent les boutiques y sont même devenus mal aimables, incroyable mais
vrai, un peuple si gentil ,si souriant. Ca ne nous à pas du tout plu, voilà
c'est dit !
- Igoumenitsa
retour à la case départ.
3. GÉNÉRALITÉS
HEURES
: ajoutez une heure en arrivant en Grèce, le soleil se couche tôt
CARTE
: la carte Euro-Atlas au 1:300.000 dont les noms des localités sont écrit en
alphabet grec et latin
CUISINE
: elle est délicieuse et vraiment pas chère dans les tavernas : souvlakis,
tyropitès, moussaka, salade de tomates, feuilles de vigne farcies, féta…pâtisseries
orientales. Si vous ne comprenez rien à la carte (s'il y en a une) montrez dans
l'assiette de vos voisins ce que vous désirez ou allez en cuisine pour indiquer
le plat, c'est tout à fait naturel chez eux. Ah, attention au vin, ils ont un
procédé ancien qui consiste à mettre de la résine dans le vin, c'est ce qu'on
appelle le RETSINA, précisez bien Retsina ou NO Retsina, mais il faut goûter au
moins une fois, ça a son charme. L'ouzo est l'apéritif national, à base d'anis
et qui se boit sec ou additionné d'eau; essayez aussi le Metaxa alcool fort. Le
café est servi avec les marcs. Mon mari a souvenir de bonnes bières de marque
FIX.
ILES
: nous n'y sommes jamais allés, mais nous ne désespérons pas dans un autre
voyage, certaines sont toutes proches du continent, et peuvent être visitées à
pied ou à vélo.
BAIGNADE
: emportez palmes, masques et tubas, les rochers omniprésents offrent de belles
plongées.
TEMPERATURE
: en 1988, nous avons eu 50° dehors en roulant ….vive les piscines des campings.
Mais en règle générale, comme la mer n'est jamais loin, l'air marin rafraîchit
bien.
AUTOROUTE
: elle relie Thessalonique-Athènes-Patras et est payante, ce n'est pas une vraie
autoroute, plutôt une large deux voies, les véhicules lents se poussent à droite
quand une voiture veut les doubler.
ARRET NOCTURNE
: on peut s'arrêter presque partout, les Grecs sont un peuple très accueillant
et serviable, ils sont toujours souriants et adorent les enfants. N'hésitez pas
à demander votre chemin, ils nous ont montré la route en roulant en mobylette,
voiture ou en montant dans notre véhicule.
Nous sommes des
inconditionnels du camping sauvage, mais il nous arrive d'aller dans les
campings, surtout dans les pays chauds, pour avoir de l'ombre qui est parfois
difficile à trouver, un endroit calme, faire la grosse lessive et parfois se
rafraîchir dans la piscine s'il y en a une. Mais en règle générale, nous sommes
plutôt des "anti-campings", car nous estimons avoir le confort nécessaire dans
notre camping-car et nous aimons par dessus tout la tranquilité et la nature
pour nous seuls.
OFFICE de
TOURISME : un petit truc
pour avoir le maximum de doc : je téléphone tout au long de l'année, plusieurs
fois, pour demander des brochures sur les différentes régions, artisanat,
manifestations … ce qui me permet d'avoir un bon aperçu du pays visité. Autre
chose, si vous avez une médiathèque ou bibliothèque, ils ont de bons guides de
voyage que vous pouvez emprunter, ça évite d'en acheter trop. En règle générale,
j'achète le Lonely Planet, sinon le Routard et aussi le Guide Vert ou Bleu ou
NEOS, et j'emprunte les Guide VISA, Arthaud et tous les autres.