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"Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage" (André Suarés)  
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Italie du Sud (2005)

Dates : du 2 juillet au 4 août 2005

Equipage :

Laurent et Dominique, 39 ans, Mathieu, 14 ans, Lauriane et Natacha, jumelles de 12 ans, Fiona, labrador de 3 ans

Pour tout renseignement : lblanc@dplanet.ch

Samedi 2 juillet

Nous décidons volontairement de partir le samedi vers 1700h. pour éviter les bouchons dûs aux départs. Le tunnel du Mont-Blanc étant saturé, nous optons pour le col du Gd-St-Bernard que nous passons sans encombre au coucher du soleil, dans un décor de montagne magnifique. Les endroits pour passer la nuit ne manque pas sur le versant italien : au col même, sur la gauche derrière un restaurant, dans la descente juste en-dessus d’un vendeur de produits de la vallée ou juste avant la sortie du tunnel, sur la gauche d’un virage, sur un parking asphalté bien plat. C’est là que nous passerons notre dernière nuit fraîche pour les 5 prochaines semaines…

Dimanche 3 juillet

Départ vers 0830h. et début du trajet sur les autoroutes italiennes. Arrivés sur la côte ligure, les tunnels deviennent très fréquents et le revêtement n’est pas très bon. Heureusement, on est dimanche et il n’y a que peu de camions et très peu de circulation. Nous sortons de l’autoroute à Livourne avec l’intention de passer par la côte, plutôt que par l’autoroute de Florence. Nous essayons de trouver une place pour la nuit en bord de plage, mais tous les Italiens y sont aussi et impossible de s’arrêter. Entre Piombino et Follonica, nous voyons des petites routes partir direction la mer et des panneaux avec un pictogramme représentant un CC. Nous prenons l’une d’elles et arrivons sur un parking encore bien bondé, mais on nous trouverons une place pour la nuit (Euros 4.70), dans la section réservée aux CC (possibilité de vidange + eau). Première baignade, l’eau est chaude et claire. Il fait beau, nous pouvons manger dehors.

Lundi 4 juillet

J’entame un rite qui durera toutes les vacances : la baignade du matin avant le petitdéj’. J’emmène Fiona avec moi vu qu’il n’y a encore personne sur la plage. Nous prenons ensuite la route direction Naples. La circulation n’est plus la même, notamment les camions. Un accident nous oblige à quitter l’autoroute et nous faisons 2 heures et demi pour faire 20 km ! Finalement, nous arrivons dans la région de Naples et je prends la direction du Castagnaro Parking, adresse trouvée sur les sites italiens pour CC (www.castagnaroparking.it). Nous prenons la Tangenziale et là, c’est l’enfer. Il n’y a plus de règles dans les dépassements, la vitesse, les queues de poisson. Cela force dans tous les sens, c’est celui qui force le plus qui passe ! Nous arrivons finalement à Quarto (à 10 km du centre-ville) où évidemment le dernier panneau qui indique le parking est manquant. Ce sera le premier d’une longue série. Nous demandons notre chemin à une dame qui nous dit que nous devons faire demi-tour. Nous bloquons donc tout un carrefour, sous un concert de klaxons (et certainement d’injures diverses…) mais nous arrivons finalement à destination. L’endroit est splendide avec des arbres, des massifs de fleurs, bien plat, tout pour les vidanges et les pleins d‘eau, électricité, douche, gardé et fermé et surtout bien au calme. On y achète les tickets de train qui nous conduiront demain au centre de Naples (Euros 3.—p. pers. pour toute la journée, sur tout le réseau napolitain).

Mardi 5 juillet

Nuit très calme, cette adresse est un bon tuyau. Vers 1000h., nous prenons le train pour Naples, à la gare qui se trouve à 5 min. du parking. 25 minutes plus tard, nous sommes dans le vieux Naples et nous achetons un plan de la ville. Nous sommes dans un autre monde : circulation dantesque (nous ne regrettons pas le choix de venir en train…), des scooters partout, bruit de klaxons, de cris, de la foule, un monde fou, bref Naples mérite sa réputation de ville hors du commun. Nous déambulons dans les rues, selon nos envies et les conseils des guides que nous avions emportés (Routard + Guide Bleu ) Nous faisons nos courses sur un des nombreux étalages de la ville (poissons, légumes), puis nous reprenons le train pour regagner notre camp de base. Grillades le soir et nuit calme.

Mercredi 6 juillet

Nous continuons la visite de la région de Naples et nous reprenons le train pour nous rendre au Vésuve. Nous pourrions y aller en CC, mais la circulation et les problèmes de parking sur place nous font plutôt pencher pour le train. Une fois arrivés au pied du cratère, nous devons payer 6 Euros pour nous rendre sur le sommet. Il y a là un petit parking où sont parqués 2 ou 3 CC. Mais c’est en pente et pas du tout pratique pour dormir. D’autre part, dès le matin, il est complet et il est difficile de trouver une place si on y arrive trop tard. Par contre, nous voyons un grand parking pour la nuit, apparemment plat un peu plus bas, vers l’observatoire. Nous montons au sommet, sur le bord du cratère d’où la vue sur la baie de Naples est magnifique. Quelques photos plus tard, on ramasse encore quelques morceaux de lave, puis nous regagnons la gare pour reprendre le train direction Naples. Nous nous y arrêtons une nouvelle fois pour faire des courses pour le soir dans une des innombrables épiceries. Au menu, petits anchois frais et dorade, le tout avec des légumes et des fruits. De nouveau petit trajet en train et retour au Castagnaro parking pour un moment de détente à l’ombre des arbres.

Jeudi 7 juillet

Notre objectif du jour : Pompeï. Nous décidons de rester une journée de plus ici, malgré la distance et d’utiliser une fois de plus le train. En effet, nous voulons encore profiter de Naples au retour. Nous prenons donc … le train et nous rendons à Pompeï. Première surprise : les enfants originaires d’un pays de l’UE ne paient pas. Etant suisses, nous sortons donc les 10 Euros réclamés pour chaque personne, enfant au même tarif. L’endroit est vraiment à voir, même si l’on n’est pas un passionné d’histoire ou d’archéologie.

On voit même encore quelques corps d’habitants des lieux conservés dans la lave. La visite se fait par contre sous un soleil de plomb et l’ombre est rare. D’autre part, il n’y a pas ou peu de fontaines d’eau pour se rafraîchir, nous avons donc bien fait d’emmener à boire. Au retour, nous nous arrêtons une fois de plus à Naples, dans le quartier de la gare centrale pour faire des courses, simplement marcher dans les rues et manger une glace (comme tous les jours d’ailleurs). Nous avions un peu de souci sur la réputation de Naples en matière de sécurité. Nous sommes vraiment surpris en bien. A aucun moment, nous ne nous sommes sentis mal à l’aise ou menacés de vol ou autre. De retour à Quarto, nous faisons encore le plein de fruits et légumes chez un petit épicier à la sortie de la gare, à 5 minutes du parking. Vendredi 8 juillet Départ pour le sud après avoir réglé notre dû (14 Euros la nuit tout compris, pas bon marché, mais cela les vaut). Nous trouvons un grand supermarché pour faire nos courses avant de prendre la Tangenziale. Une fois sur l’autoroute, nous avons droit à un premier bouchon à un péage suite à un accident : 45 minutes sans bouger. Nous nous arrêtons pour un bain de mer entre Salerno et Battipaglia. Il y a plusieurs arrêts possibles le long de la pinède, marqués par des panneaux « aires de pic-nic ». Par contre, les plages et les bords de route sont très sales, jonchés de détritus divers. Cela contraste avec le nord de l’Italie. Après Agropoli, nous décidons de prendre les petites routes du bord de mer, direction Castellabate. Mais les panneaux indicateurs ne sont pas nombreux et nous nous perdons dans la montagne. Nous demandons plusieurs fois notre chemin et les habitants nous renseignent chaleureusement. Les gens ont la chaleur humaine du sud. A Ogliastro Marina, à l’entrée du village, nous trouvons un parking géré par un petit « pépé » fort sympathique et plein d’humour. Nous décidons de nous y arrêter pour la nuit (10 Euros, avec vidange, eau, douche et électricité). La mer est à 50 mètres et l’avantage est que nous pouvons tout laisser ouvert pour Fiona sans souci. De plus, nous pouvons sortir nos chaises et table, grill, ce qui n’aurait pas été possible sur les autres parkings vus jusqu’à présent dans cette région. Par la suite, nous opterons souvent pour cette formule, certes plus onéreuse que du sauvage pur, mais qui permet plus de détente le soir en pouvant manger dehors et surtout partir à la plage ou en visite en laissant le véhicule ouvert pour notre chienne lorsque nous devions la laisser. L’eau est chaude, mais un peu brassée par le vent, donc pas spécialement transparente. Le coin est beau et la nuit sera tranquille.

Samedi 9 juillet

Traditionnelle baignade du matin avec Fiona, lorsque la plage est vide. L’eau est cette fois calme et très propre. Nous reprenons ensuite la route, toujours par la côte, en direction de Pisciotta, Marina de Camerota, Sapri.

Cette côte est splendide, un mélange de Corse, de Croatie ou encore de Turquie, pays dont nous avons de merveilleux souvenirs. Les bords de route sont fleuris, propres (ce qui est assez rare dans cette partie de l’Italie) et la mer est magnifique. Nous faisons un arrêt dans le village de Diamante, où on peut admirer des peintures sur les murs de la plupart des maisons dans les petites ruelles. Nous profitons également de manger une bonne glace. Nous avons vu plusieurs arrêts possibles, soit en sauvage soit dans des parkings spéciaux pour CC. Début juillet, les touristes sont encore rares et ces parkings sont quasi vides. Par contre, les terres-plein sur les bords de plage sont souvent sales et jonchés de déchets divers, ce qui nous conforte encore dans l’idée de passer nos nuits dans des « Sosta Camper », à moins de trouver le coin idéal. Nous poussons jusqu’à Citadella del Capo, où j’avais repéré sur le net une super adresse pour la nuit. Nous trouvons le parking Coral Beach, mais celui-ci semble à l’abandon depuis l’an dernier, les photos n’étant pas ce que nous y rencontrons. De plus, on ne peut plus y faire de vidange, alors que notre caissette est bientôt pleine. Heureusement, l’eau ne manque pas et il y a une douche. Nous décidons tout de même d’y rester, après avoir renégocié le prix de la nuit et trouvé un bon coin à l’ombre sous un arbre. L’endroit est magnifique et surplombe deux magnifiques criques peu fréquentées à l’eau transparente, accessibles par un escalier.

L’eau est toujours aussi chaude et quelques belles vagues amusent les enfants. Nous nous baignons jusque vers 2000h., avant de manger et d’assister au coucher du soleil.

Dimanche 10 juillet

Avant le départ, traditionnelle baignade du matin avec Fiona et Lauriane. Mathieu et Natacha ne viendront jamais, ayant de la peine à se lever… La caissette est cette fois pleine et je dois m’arrêter à Marina di Cetraro, à l’aire « Lamperia » pour la vider. Evidemment, on aurait pu le faire dans la nature, mais je n’ai jamais réussi à m’y résoudre durant nos différents voyages. L’aire « Lamperia » est très bien aussi, chaque petit emplacement à sa douche, son lavabo, mais le coin est beaucoup moins beau, entre quelques petits immeubles. Après les vidanges et le plein d’eau, nous décidons de rester un moment sur la plage de Cetraro. Quelques belles vagues et un creux assez rapide, ce ne serait pas l’idéal pour des tout-petits. Il commence à faire très chaud, en plein soleil le thermomètre dépasse largement les 40 degrés. Vers 1400h., nous repartons vers le sud pour poursuivre notre descente de la Calabre. La côte est maintenant moins belle, devenant une longue plage sur laquelle se succèdent les villages. En fin d’après-midi, nous stoppons à Gizzeria Lido où la plage est assez dangereuse avec un fort courant et un gros creux dès le bord. Nous voyons quelques nuages, mais il ne font pas baisser la température. Pas de pluie, nos mangerons dehors.

Lundi 11 juillet

Avant de passer en Sicile, nous décidons de faire encore le détour de Tropéa, un peu le Saint-Trop’ de la Calabre. A notre départ, nous essuyons quelques gouttes (ce sera la seule fois du voyage) qui ne laveront même pas le CC. A Pizzo, la route se ressert dramatiquement et nous devons croiser un car. Le chauffeur fait des grands signes, des gestes et visiblement me traitent de divers noms d’oiseaux en italien, me faisant comprendre qu’il avait klaxonné et que je devais donc l’avoir entendu et m’être rangé. Arrivé à sa hauteur, je lui souris en lui disant que non, je ne l’avais pas entendu et qu’il n’y a pas de quoi en faire un plat de spaghettis. Finalement, il éclate de rire et on commence les manœuvres. Cela passe au centimètre près et après plusieurs minutes de manœuvres précises et de surveillance des rétroviseurs, le tout sous le regard amusé des badauds, on poursuit notre route. En traversant Vibo Valentina, on voit un marché et on demande à une commerçante de laisser notre CC devant son échoppe aucune place n’étant disponible. Le parking étant anarchique dans tout le sud de l’Italie, elle accepte bien gentiment et nous partons faire le marché. Fruits, légumes, viande, poissons, spécialités locales, vêtements, le tout à l’italienne. Nous sommes étonnés de voir beaucoup de marchands asiatiques qui proposent des vêtements à des prix cassés : 3 Euros le T-Shirt, 8 Euros les Jean’s, etc… Nous partons ensuite pour Tropéa où nous stationnons vers le port, seul endroit où les CC sont tolérés. Ce village est touristique, mais vraiment magnifique (petites ruelles, splendide plage).

Nous mangeons dans un petit resto sur une petite place à l’abri du soleil, puis nous partons en direction de Capo Vaticano pour trouver un coin pour la nuit, sans succès. Nous poussons donc jusqu’à Nicotera Marina où nous arpentons le bord de la plage. Il y a un bien un petit-terre plein vers la fin de la plage, mais cela ressemble plus à un dépotoir. Nous apercevons un parking avec de grandes bâches pour protéger les véhicules du soleil et nous allons lui demander si nous pourrions y passer la nuit. On négocie notre stationnement à 5 euros, douches et plein d’eau compris. Le patron fait bouger une voiture et deux scooters et nous nous retrouvons sous les bâches, à l’ombre. Nous partons à la plage et nous apercevons au loin la Sicile d’un côté et le Stromboli de l’autre. La nuit sera assez fraîche et ventée.

Mardi 12 juillet

Direction Sicile. La partie entre Nicotera et Bagnara n ‘est vraiment pas terrible, une succession de villes dont les immeubles ne sont pas finis, sales, dont les routes sont souvent mauvaises. On se croirait parfois en Turquie, le charme oriental en moins. Depuis Bagnara, dont la traversée est sympathique, le paysage redevient subitement beau et plus sauvage. Nous prenons le ferry à Villa San Giovanni (53 Euros aller-retour, validité 2 mois), où il n’y a aucune attente, et nous arrivons à Messine. Durant le trajet de 40 min. environ, nous voyons des pêcheurs harponner un gros thon ou un espadon pour le hisser sur leur barque. Tous les bateaux de pêche ont une vigie qui scrute la mer pour apercevoir les poissons.

La traversée de Messine direction sud se fait tant bien que mal, vu qu’en l’absence de panneaux, nous avons failli nous perdre. Heureusement, nous avions un plan suffisamment précis avec les guides et l’atlas routier de l’Italie. Nous nous arrêtons à San’Alessio pour nous baigner dans une eau limpide et chaude. La traversée des villages est assez épique car les rues sont très étroites et il faut parfois manœuvrer pour croiser, surtout avec les cars. Nous traversons le bas de Taormina (qui se trouve sur un rocher). L’endroit a l’air splendide, mais impossible de s’y arrêter avec un CC. Nous avions l’adresse d’un parking à Giardini Naxos, à la sortie du village dans la zone de Recanati. Nous nous rendons donc au Naxos parking où nous pouvons stationner, faire les vidanges, nous doucher et surtout utiliser les transports publics pour aller à Taormina, le tout pour 10 euros la nuit. C’est la première fois que nous voyons autant de touristes étrangers de puis notre départ, mais visiblement ils sont venus en avion, car il y a peu de voitures ou de CC à plaques étrangères.

Mercredi 13 juillet

Journée consacrée entièrement à Taormina. Nous y allons en bus, dont l’arrêt est à 300 mètres de notre parking. Le village surplombe la mer sur les hauteurs et est touristique à souhait : boutiques de luxe, magasins de souvenirs, etc… Mais l’endroit est vraiment beau, à ne pas manquer. Sous le village, il y a Isolabella, petite presqu’île entourée d’une eau cristalline. Heureusement, nous avions emporté nos affaires de bain dans un sac à dos et après la visite, nous descendons du village au bord de la mer à pied. La plage est faite de cailloux et l’eau est chaude et limpide. Nous y passons le reste de l’après-midi avant de reprendre le bus pour regagner Giardini Naxos. Pour le repas du soir, nous mangeons au restaurant « Da Pippo », le long du bord de mer. Le patron parle français, est fort sympathique et commerçant (merci pour le limoncello…). La nuit sera calme.

Départ de Giardini Naxos et nous prenons l’autoroute dans le but d’éviter Catane. Nous arrivons à Syracuse et nous garons au parking Von Platen, à l’avenue du même nom. C’est un parking gardé et bien situé, tant pour la visite du musée archéologique que la vieille-ville. On peut aussi y passer la nuit (avec tous les services pour CC). Nous optons pour la visite de la vieille-ville (à 15-20 min. à pied) qui s’appelle Ortygia. C’est splendide, plein de bâtiments baroques et petites ruelles, quelques fontaines, bref, vraiment un plaisir d’y flâner.

Quelques glaces plus tard, nous prenons la direction de Fontane Bianche en bord de mer où nous avons une adresse pour passer la nuit. Nous trouvons un coin splendide, dans le jardin d’un particulier, directement en bord de mer. Devant la propriété, les rochers forment une piscine naturelle où l’eau est limpide. La patronne, Giuliana, est fort sympathique et vient discuter avec nous. Elle nous offre aussi du basilic et nous conseille sur la région. Pour trouver ce magnifique coin, il faut prendre la route de Fontane Bianche, passer Ognina et juste avant d’arriver à la plage, env. 200 mètres après une station AGIP, tourner à gauche. A partir de là, c’est fléché. Il ne fait pas trop chaud grâce au vent et nous profitons de la mer. Le soir, comme toujours dans ce genre d’endroits, nous sortons notre matériel et mangeons dehors, avec la mer à quelques mètres, ce qui ne serait pas toujours possible sur un autre parking.

Vendredi 15 juillet

La patronne vient nous embrasser avant notre départ. L’accueil sicilien est chaleureux, les gens rencontrés depuis le début de notre voyage sont très aimables. Nous prenons la direction de Noto, ville splendide avec ses bâtiments baroques. Nous peinons toutefois à trouver une place pour stationner et nous retournons sur la route à l’entrée de la ville où nous avions vu un panneau pour un parking pour CC. Nous prenons de petits chemins, puis une « piste » en terre avant d’arriver au parking Neopolis. Il est très bien aménagé, juste sous la ville où on accède par un chemin assez raide. On peut évidemment y passer la nuit avec tous les services pour CC, y compris de la vente de vin local. Nous flânons dans Noto, où nous mangeons l’habituelle glace. Nous prenons ensuite la direction de Marza, près de la pointe sud-est de l’île. Peu avant Pozzallo, nous trouvons notre arrêt pour la nuit à l’aire pour CC Augusteo. L’endroit n’est pas des plus beaux, mais bien pratique (douches chaudes, piscine gonflable pour les gosses, babyfoot, mini terrain de foot, tennis et à 10 min. à pied de la mer). Nous y sommes seuls. Nous nous rendons à la plage et celle-ci est vraiment chouette. Sable fin, peu de profondeur, eau chaude, vagues, bref nous passons le reste de l’après-midi dans l’eau.

Samedi 16 juillet

Nous décidons de rester ici nous reposer une journée. Plage le matin, quelques courses, petite sieste aux heures chaudes de la journée, puis retour à la plage. Le vent s’est un peu levé et quelques belles vagues nous fons sortir nos bodysurf. Nous sommes à la mi-juillet et vraiment, il n’y a que peu de touristes. Nous n’avons vu quasiment aucun CC étranger depuis Naples.

En fin d’après-midi, nous retournons au CC, nous sommes toujours seuls…. Nous ferons de succulentes grillades avant d’aller nous coucher.

Dimanche 17 juillet

Départ le matin pour la ville de Raguse. C’est dimanche, il n’y a que peu de circulation et du coup, on peut se parquer directement à Ragusa Ibla, la vieille-ville qui mérite une visite. Nous parcourons les ruelles sous une grosse chaleur. La ville est moins belle que Syracuse ou Noto, mais mérite tout de même le détour. Puis on reprend la route, pensant nous arrêter avant Agrigente. Mais autant les routes et les villes sont abandonnées, autant les accès à la plage sont impossibles. Toute la Sicile est à la mer et il n’y a aucune place pour des CC sur les parkings ! Nous n’avons donc d’autre choix que de rejoindre une aire pour CC que nous trouvons à Realmonte, 15 km après Agrigente. Il faut traverser le village et prendre la direction de la mer (Lido Rossello) et ensuite c’est fléché « La Playa ». Nous trouvons facilement de la place puisqu’il y a une partie réservée exclusivement aux CC (vidange, eau et douches) et qu’ils ne sont pas nombreux (aucun étranger). Nous posons le CC à 10 mètres de la mer et nous ne serons demain qu’à 12 km de la vallée des Temples. Nous profitons de la mer jusqu’au moment de manger.

Lundi 18 juillet

Nous avions une amie et ses enfants en même temps que nous en Sicile et par SMS, nous nous donnons rendez-vous en fin d’après-midi pour visiter la vallée des Temples ensemble. Nous profitons de la plage le matin et nous allons ensuite à Agrigente, où il y a un parking pour CC à environ 200 m. de l’entrée du site. On doit pouvoir y dormir, mais il n’y a aucun service. Les monuments sont évidemment magnifiques, mais nous en avions vu de plus beaux en Turquie, notamment à Ephèse. Nous avons bien fait de venir en fin d’après-midi, car la lumière est bien meilleure pour les photos, le soleil n’étant plus de face. Le site est ouvert jusqu’à 2200h. et les monuments sont éclairés, ce qui doit aussi être magnifique.

Après la visite de la vallée des Temples, nous revenons à Realmonte pour partager pâtes et vin local avec notre amie et sa famille.

Mardi 19 juillet

Nous restons sur notre petite plage le matin encore, après la traditionnelle baignade du matin avec Fiona , puis le petit-déj’. Bizarrement, le ciel est un peu voilé par la brume ce matin, mais l’eau est plus chaude que hier. Repas de midi, vidanges, plein d’eau et on lève le camp. Nos décidons d’avancer jusqu’à Marsala. La route traverse de beaux paysages, mais nous voyons fréquemment des champs brûler. Depuis le début de l’après-midi,le vent s’est levé et il est brûlant (le sirocco ?). De ce fait, les feux progressent assez vite. Visiblement les paysans siciliens, nettoie leurs champs en y mettant le feu, mais parfois cela semble échapper à leur contrôle… Nous décidons de nous poser au Sibiliana Village, qui est signalé depuis la SS 115, en arrivant à Marsala depuis Agrigente. Nous y sommes presque seuls, posés sur l’herbe. L’endroit est vraiment bien, avec évidemment tout pour les vidanges, une douche et un resto à proximité, le tout à 50 mètres d’une jolie plage (12 euros la nuit).

Bon évidemment, avec la foule d’août et les CC collés les uns aux autres, cela doit être bien différent. Nous passons l’après-midi dans les vagues d’une mer un peu agitée, merci au sirocco. La soirée sera pour une fois un peu fraîche, toujours avec du vent. Pour le repas du soir, nous grillons des calamars et de l’espadon, achetés ce matin dans une petite camionnette ambulante qui était arrivée devant les CC en pétaradant et en klaxonnant comme un fou….

Mercredi 20 juillet

Nous prenons un bus pour aller visiter Marsala et selon le Routard un des marchés les plus animés de Sicile. En arrivant sur place, nous ne regrettons pas d’avoir laissé le CC au Sibiliana, les places de parc sont inexistantes. Nous trouvons le marché, mais il n’y a que quelques stands de poisson et de fruits et légumes et presque personne autour… Le Routard s’est planté sur ce coup-là ! Le reste de la ville de Marsala est agréable, mais sans plus et ne mérite donc pas une visite indispensable. Nous retournons donc au Sibiliana pour profiter de la mer. Les vagues sont toujours là, l’eau est chaude, nous sortons une fois de plus nos bodysurf et passons le reste de l’après-midi dans l’eau.

Le soir, nous tentons le resto où nous mangeons un couscous de poisson, la spécialité de cette région où vivent de nombreux émigrés tunisiens. Il faut dire qu’à vol d’oiseau, la Tunisie est plus proche que l’Italie. La nuit sera tranquille et fraîche, on aura même de la rosée au petit matin.

Jeudi 21 juillet

Baignade le matin, vidanges et plein d’eau, rangements divers et c’est le départ. Nous traversons Trapani, une assez grande ville, dans laquelle nous nous perdons, faute de panneaux suffisants. La direction de Palerme était marquée et subitement plus rien…. Heureusement un petit papy à qui je demandais mon chemin me ramène sur la bonne route après avoir été cherché sa voiture. Sans lui, nous y serions peut-être encore, je n’aurai jamais pris le chemin qu’il m’a fait emprunté, ruelles étroites avec balcons bas… Nous prenons la direction de San Vito lo Capo. Les paysages sont ici sauvages et vraiment beaux. En chemin, nous nous arrêtons dans un commerce qui fait du pain au feu de bois où nous nous ravitaillons aussi en focaccia et en pizza. Nous nous arrêtons à un premier endroit directement en bord de mer, 5-6 km avant d’arriver au village. Il y a plusieurs CC, mais la plage est difficilement baignable, il y a une barrière de plusieurs mètres d’algues noires avant d’avoir de l’eau claire… Nous y renonçons donc et poussons jusqu’à San Vito. Nous descendons la route jusqu’en bas du village puis prenons sur la droite, à l’opposé du port, où nous trouvons un pré d’un particulier qui le réserve au CC. Comme partout, il n’y a presque personne et nous nous y posons. Il y a l’eau, c’est clôturé, nous pouvons donc tout laisser ouvert pour aller à la plage.

Le lendemain matin, nous découvrirons quelques centaines de mètres plus haut, donc plus loin de la plage, un grand parking gratuit…. La plage est paradisiaque, sable blanc, eau cristalline et chaude, le tout dans un décor magnifique.

Le revers de la médaille est que l’endroit est plus fréquenté qu’ailleurs, mais cela va encore, par contre en août… Le soir, nous allons nous balader dans le village (dégustation de glaces…) avant de passer une nuit calme. Nous reprenons la route assez tard et nous nous arrêtons à nouveau au même fourneau à pain (Forno a legna). Cela tombe bien, il y a aussi un supermarché en face, juste avant le village de Custonacci en direction de Valderice. Nous prenons ensuite la direction de Scopello et nous trouvons une place dans un parking payant juste au-dessus de la Tonnara de Scopello. Nous voulons négocier pour la nuit, mais le responsable refuse, expliquant qu’il doit fermer à clé le parking avec une chaîne et que nous ne pourrions pas sortir en cas de pépin (feu, maladie, accident…). Nous allons donc à l’entrée de la réserve de Zingaro où sont parqués plusieurs CC. Apparemment, ils y passent la nuit. Mais l’endroit est tout petit, plein à craquer et pas très plat. Nous revenons à ce premier parking et nous allons nous baigner à la Tonnara, qui est en fait un ancien bâtiment où les pêcheurs au thon ramenaient leurs prises pour les préparer à la vente. L’endroit est splendide et l’eau est cristalline. Il y a évidemment pas mal de monde, surtout que ce n’est pas très grand.

 

Nous nageons avec masques et tuba dans cette eau si claire. Il y a bien 15 à 20 mètres de fond par endroit, mais on y voit chaque détail. Dommage en cours d’après-midi, la mer ramène toute sorte de déchets, papiers, bouteilles, plastique. Nous louons un pédalo et retrouvons alors une eau plus propre un peu plus au large. Nous avions remarqué une aire pour CC juste en-dessus, à l’entrée du village de Scopello et nous nous y rendons pour la nuit. Le site est exceptionnel, organisé en terrasse avec une vue à couper le souffle. Douches, tout pour la vidange, électricité et un gérant qui se plien en quatre pour nous. Il nous propose de nous amener le lendemain à l’entrée de la réserve de Zingaro et de revenir nous rechercher sur un notre coup de fil.

Le village de Scopello n’est qu’à 300 mètres et nous partons y faire une balade. Il s’agit d’un petit village tout simple mais avec plein de charme. On y boit un café, on y mange évidemment une glace après notre repas du soir. La nuit ne sera pas trop chaude, avec de l’air, et bien calme, comme toujours.

Samedi 23 juillet

Nous acceptons la proposition du tenancier de l’aire et il nous emmène à la réserve de Zingaro (3 km env.) dans une vieille fourgonnette FIAT. L’entrée est payante et il y a une crique après environ 10 minutes de marche. Nous l’ignorons volontairement, car tout le monde s’y rend. Un sentier à flanc de coteau et qui surplombe la mer mène en fait à San Vito en 7 km, où nous étions il y a deux jours. Le site est protégé est aucune construction n’y est autorisée. C’est évidemment très sauvage et magnifique. Seul souci : il n’y a pas d’ombre et nous marchons 45 minutes sous un soleil de plomb pour atteindre le milieu du parcours et une autre crique, celle de Disa. Nos efforts sont récompensés : l’endroit est sauvage, superbe et bien moins fréquenté, vu l’effort à fournir, que la première crique. On peut sauter de rochers dans de l’eau chaude et cristalline. Là encore, masques et tuba et paysages sous-marins par 15 mètres.

La rentrée sera pénible, à nouveau 50 minutes de marche, sous le soleil. Nous rappelons notre chauffeur et il vient nous chercher à l’entrée de la réserve comme promis. Puis ce sera l’apéro et le souper depuis notre « belvédère » de Scopello.

Dimanche 24 juillet

Nous partons à la Tonnara pour la baignade du dimanche matin, mais justement, c’est … dimanche et à 0900h. le lieu est déjà bondé. L’eau est déjà moins clair qu’hier et il y a même quelques méduses. Le monde est tel qu’il est même difficile d’entrer dans l’eau. Nous remontons au CC vers midi pour nous préparer à partir pour Palerme, faire les vidanges et le plein d’eau et manger quelque chose. Les routes sont calmes (normal tout le monde est à la plage…) et nous atteignons Palerme, via une belle route de montagne qui passea par Partinico et Monreale. Via la SS 186, nous tombons directement sur le Corso Catafamini, artère du centre de Palerme, à proximité de laquelle il y a un parking gardé pour CC (le green park). Nous le trouvons sans trop de problèmes et constatons qu’il s’agit d’un parking gardé 24/24 au milieu d’immeubles. Il est toutefois entièrement équipé pour nous recevoir avec une douche (et fermée en plus), tout pour vidanger et faire le plein d’eau. Evidemment, on est en pleine ville, alors c’est cher (18 euros la nuit), mais nous ne manquerions pas Palerme pour si peu. A peine installés, nous partons à pied dans la ville. Le choc est encore plus grand qu’à Naples ! La plupart des immeubles sont décrêpis, voire presque en ruine, la ville est sale. Nous flânons dans les rues durant 4 heures, sans voir trop de monde vu que nous sommes dimanche. Malheureusement tout est fermé, mais même comme cela, il faut voir Palerme.

Sur le retour, nous achetons un poulet frit dans une petite gargotte. Le tenancier est fort sympathique et nous offre des patates frites. Même dans ce parking, nous sortons notre table et nos chaises pour manger dehors. A 2100h., il fait encore 32 degrés et il n’y a pas d’air….

Lundi 25 juillet

Nouvelle visite de Palerme, commerces ouverts cette fois. Les ruelles grouillent de monde, de petites échoppes, d’artisans divers. Nous voyons même une maison avec des chevaux au rez-de-chaussée dans une espèce d’écurie et des habitations juste en-dessus. L’ambiance de cette ville est incroyable, on a presque de la peine à se croire en Europe. Malgré sa réputation, nous ne ressentons aucune appréhension ici. La Mafia semble bien présente à en croire les affiches publicitaires.

Nous allons au marché de Barallo où on y trouve de tout : poissons, viande, fruits et légumes, victuailles diverses vêtements, le tout dans une ambiance « sicilienne », faite de cris, de gestes, de rires, de chants. Le marché de Vucciria est moins bien et nous revenons à Barallo où nous achetons divers produits locaux. Pour midi, on s’arrête dans une échoppe qui a pour mun du jour une spécialité palermitaine : la caponata. Il s’agit d’aubergines grillées avec une sauce composée de câpres, de tomates, de céleri. C’est délicieux et la patronne nous offre le dessert, composé de diverses pâtisseries, avec notre café. Nous retournons ensuite au parking où nous retrouvons notre CC comme nous l’avions laissé, soit tout ouvert. En plein centre de Palerme ! Vidanges, plein d’eau, une petite douche rafraîchissante et départ par l’autoroute direction Cefalù. La côte est asseu quelconque et ne mérite pas qu’on s’y arrête. A Campofelice di Rossella, nous trouvons une petite dame qui met un terrain à dispo pour les CC (à côté du Praia Club, suivre les panneaux). Nous sommes 4 alors qu’il y a de la place pour 60 ! Douche, eau, calme, nous y serons bien pour la nuit. Dommage la plage est sale, mais les enfants se baignent tout de même car l’eau est bonne.

Mardi 26 juillet

Ce matin, traditionnelle baignade d’avant petit-déj’ dans une mer plus calme et moins brassée qu’hier soir. Départ direction Cefalù où on s’aperçoit que les CC ne sont pas les bienvenus puisqu’il est interdit d’y stationner depuis le 15 juillet. Seule possibilité : le parking d’un supermarché ou d’une station d’essence à plus de 2 km du centre. Nous y renonçons, cet état d’esprit ne nous satisfaisant pas. Les glaciers de Cefalù ne verront pas nos euros ! On fait tout de même une photo sur la route au-dessus du village et nous nous arrêtons sur la plage de Acquadolce, quelques dizaines de kilomètres plus en direction de Messine. L’eau est magnifique, la plage est équipée de douches gratuites et on pourrait y passer la nuit sans problème, vu les nombreuses places. Pour y accéder, il faut attendre la fin du village et descendre une pente assez raide avant de passer dans un passage sous-voie. C’est étroit, mais cela passe partout. A midi, la plage est vide, sauf un CC… suisse qui nous a rejoint. Il fait vraiment chaud aujourd’hui (env. 38 ° à l’ombre) et après deux heures de cuisson, nous reprenons la route. Nous avions décidé de voir un peu l’intérieur de l’île et l’Etna, ignoré à notre arrivée, nous en donne maintenant un bon prétexte. Nous prenons la SS 289 qui part dans les montagnes en direction de Cesarò, qui est un magnifique village. La route est splendide et traverses des forêts de chênes et d’hêtres. Nous voyons des chevaux en liberté, des vaches et même des cochons noirs, comme en Corse. Après Bronte et Adrano, nous empruntons les petites routes à flanc de l’Etna. Il n’y a pas un panneau, nous ne sommes pas surs d’être au bon endroit ! On atteint finalement la route du refuge de Sapienza d’où part un téléphérique pour des excursions. On voit encore les traces d’une coulée récente. Même à cette faible altitude, le paysage est splendide.

Nous nous posons sur le parking du refuge (gratuit) et nous y passons la nuit dans la fraîcheur, étant à près de 2000m. d’altitude. Le soir nous voyons au loin les lumières de la ville de Catane.

Mercredi 27 juillet

Nous partons nous renseigner sur les prix des excursions sur l’Etna. Oups, 45 Euros par personne, pas de tarif spécial pour les enfants, ce qui nous fait un total de plus de 220 Euros ! Nous réfléchissons, mais nous y renonçons, car il nous reste tout de même encore près de 2 semaines et cela entamerait notre budget. Dommage, mais plus de 200 Euros, c’est trop. Lors de la descente nous nous arrêtons à Zaffareana Etna, agréable bourgade, pour y faire des courses. Après avoir rejoint la côte, nous reprenons l’intérieur des terres, en direction de Francavilla di Sicilia. Sur le chemin, nous nous arrêtons aux gorges de l’Alcantara. Il y a un parking gratuit, mais ensuite deux possibilités : ressortir du parking, monter 150 mètres et l’entrée est gratuite. Sinon, il y a une entrée payante depuis le parking, mais on arrive au même endroit ! L’eau est effectivement gelée (15 ° maxi) et le site est bondé. On se trempe tout de même dans l’eau, on pourra dire qu’on l’a fait. Cela n’a rien d’exceptionnel, et à notre avis cela ne vaut pas un détour. Mais vu qu’on passait devant. La route passe ensuite par Novara di Sicilia, où une voiture mal garée nous aurait barré la route vu l’étroitesse, dans un paysage splendide qui nous rappelle la Corse. Nous rejoignons la côte et nous voulons nous installer à Oliveri. Passer la nuit en bord de plage est interdit aux CC. Mais il y a une aire en bout de plage, et vu que nous avons déjà assez roulé aujourd’hui, nous allons nous y installer. Nous sommes sous les eucalyptus et une belle plage est à 100 mètres. On approche du mois d’août, il y a bien plus de monde.

Jeudi 28 juillet

Baignade le matin, lorsque la chaleur n’est pas trop étouffante, puis départ vers midi. Nous rejoignons Messine par l’autoroute et nous trouvons facilement le port. Pour une fois, les indications sont bonnes et suffisantes… Mais attention, suivant la compagnie utilisée pour traverser, ce n’est pas le même lieu d’embarquement. Il faut donc être attentif. La montée dans le ferry se fait à la sicilienne, dans le désordre le plus total. On fait la queue devant un bateau et on nous fait faire demi-tour pour entrer dans un autre. Une fois en Calabre, on prend l’autoroute pour éviter Reggio di Calabria et on file direction le sud. Le paysage est un peu moins beau qu’en Sicile. La côte est une longue plage longée par une voie unique de train. Les constructions ne sont souvent pas finies et il n’y a aucun touriste. Peu après Brancaleone, à Marinella, nous voyons une pizzeria « La Pineta » dont l’adresse était citée sur un site italien. Nous nous y arrêtons et demandons si nous pouvons passer la nuit devant le restaurant. En fait, on nous parque derrière, sous des pins. Le soir, nous y mangeons de succulentes pizzas. En fin de soirée la famille propriétaire se met à table et nous invite à partager leur repas. Nous mangeons une deuxième fois (moules, pastèques, vin rouge, etc…) ! Nous insistons pour payer une tournée et la soirée se finit vers les 0200h du matin.

Vendredi 29 juillet

Alors que le reste de la famille se réveille tranquillement, je pars faire mon bain du matin. La mer est à 200 mètres, belle, limpide et chaude. La patronne vient nous dire au revoir et c’est le départ. Nous voyons un bon nombre de CC posés à Stazione di Ferruzano, un peu plus loin. Depuis Brancaleone, la côte est beaucoup plus belle, presque plus que certains coins de Sicile. Peu après Bruzzano, nous apercevons en contrebas deux ou trois criques magnifiques, mais nous continuons notre chemin. Nous stoppons à Ardore Marina pour faire des courses et passons la voie de chemin de fer pour nous retrouver le long de la plage. Ce n’est pas toujours possible, car souvent cela se fait pas un passage sous-voie d’une hauteur insuffisante. Les passages à niveau sont plus rares. Sur la droite, il y a un grand terre-plein idéal pour nous. Et à gauche, un trou pour vidanger et de quoi prendre de l’eau… mais vraiment pas pratique à utiliser. Un CC napolitain et là et nous nous garons vers lui. Il vient vers nous, nous offre un café et nous dit que l’endroit est idéal pour la nuit. Nous sommes à 20 mètres de la mer ! Nous lui répondons que nous allons partir visiter le village de Gerace, 15 km plus loin et que nous reviendrons plus tard. Gerace est joli, avec ses petites ruelles étroites et la balade y est agréable. Attention, il ne faut pas entrer dans le village avec un CC, c’est trop étroit, mais on peut se garer juste avant d’y arriver. Nous revenons à Ardore Marina et notre ami napolitain nous avait réservé la place avec les voitures de ses amis venus lui rendre visite. Baignade jusqu’à 2000h. dans l’eau peut-être la plus claire rencontrée jusqu’ici. On prend le repas du soir en plein air au bord de l’eau… Le lever du soleil dans la mer, vers 0600h est une splendeur. Mais dès qu’il monte dans le ciel, finit la fraîcheur et à 0700h. du matin, il fait déjà plus de 30 °. L’eau est vraiment exceptionnelle sur cette plage et nous en profitons encore. En début d’après-midi, départ direction Crotone. Le potentiel de cette côte est énorme. Les plages sont belles et inexploitées, la mer est splendide. Pourvu que cela ne bétonne pas n’importe comment ! Nous arrivons en fin de journée au Capo Colonna qui est recommandé sur les sites italiens, mais nous ne trouvons pas grand chose pour nous poser. On opte pour une aire/camping Hera Laetinia en bord de mer. C’est à l’italienne : bruit, désordre, monde, nous n’y ferons qu’une nuit. La chaleur est intense : 34 ° à 2100h. et pas d’air.

Dimanche 31 juillet

Nous nous baignons le matin sur une belle plage de sable et une eau transparente. Mais c’est dimanche et le monde afflue. Donc dès midi, départ, direction Cosenza, mais par le massif de la Sila surnommé la Suisse calabraise. Nous prenons d’abord la route SS 107, puis la 109. La route est splendide et nous prépare au retour, on se croirait par moment dans le Jura. Le long du lac Ampollino, il y a plusieurs endroits pour des arrêts nocturnes, mais il est encore un peu tôt pour nous. Les jumelles font le plein d’eau à une fontaine qui propose de l’eau très fraîche, sous le regard amusé de plusieurs Italiens qui font la queue.

Nos poussons jusqu’à Lorica, village touristique, mais sans véritable raison, il n’y a rien de bien spécial. Nous nous posons au bord du lac, sur la route qui passe sous le village et qui est très calme le soir et la nuit. L’air est frais, nous sommes à 1300 mètres d’altitude.

Lundi 1er août

La nuit a été calme si ce n’est 2 CC italiens qui sont partis en pleine nuit et qui ont laissé tourner leur diesel un bon quart d’heure. Nous prenons la direction de Cosenza, toujours à travers de beaux paysages. A l’entrée de Cosenza, qui a l’air d’être une belle ville avec une partie historique, nous trouvons un grand supermarché Carrefour pour faire les courses. Puis nous entamons la remontée direction Naples, par l’autoroute gratuite (elle l’est dans toute la Calabre). Là encore les paysages calabrais sont splendides, plus que sur la côte. Par contre dès qu’on arrive en Campanie, ceux-ci deviennent subitement plus monotones. Nous évitons Naples en prenant la direction de Caserta, avec l’intention de visiter la Reggia, sorte de réplique de Versailles italienne. Nous trouvons un parking à proximité et nous apprenons que le jour de fermeture a changé : du lundi au mardi. Merci les guides ! Du coup nous fonçons à pied pour visiter le château vu que le lendemain, il sera fermé. Nous arrivons sur place à 1820h. et la dernière entrée tolérée était à 1800h. ! Tant pis pas de visite. Nous nous vengeons sur une glace et nous baladons dans Caserta avant de revenir au parking pour manger et passer la nuit.

Mardi 2 août

Nuit calme jusqu’au matin et les mouvements de véhicules. Mais pas d’air et chaleur… Nous reprenons notre route vers le nord. Heureusement, le temps s’est couvert et il ne fait pas trop chaud. Nous nous arrêtons en fin de journée à Lucca, près de Florence, que nous avions visitée il y a 6 ou 7 ans. Nous trouvons l’aire gratuite pour CC et on n’en dénombre pas loin de 40 ! Apparemment, des travaux sont en cours pour la rendre payante, mais ce n’est pas étonnant, les lieux de vidange sont dans un sale état, les utilisateurs ne prenant pas la peine de rincer leur résidus de caissette. Après une balade dans Lucca, nous revenons passer une nuit calme.

Mercredi 3 août

Après avoir fait le plein de focaccia et de pizza dans une boulangerie à 150 mètres derrière le parking, nous reprenons la direction du nord. La traversée de Gênes est toujours aussi pénible, avec les tunnels et les camions. Nous stoppons à Etroubles sur la montée du Gd-St-Bernard pour manger à la « maison de la Polenta », succulent restaurant. Il y a un petit parking juste en-dessous où nous nous pouvons nous poser pour la nuit. Au menu : antipasti de la vallée (lard, saucisson, jambon cru, oignons confits, châtaignes à la cannelle, champignons à la crème), puis pâtes aux champignons ou gnocchis à la crème, puis lapin à la moutarde ou ragoût à la sauce au vin, puis petit dessert, café et le patron amène à table limoncello pour les dames, ou grappa et génépy pour les hommes. Il aurait été difficile de conduire après cela, surtout avec les virages du col…

Jeudi 4 août

Passage sans encombre du col et de la douane, puis arrivée à Genève en début d’après-midi. Welcome Home… cela fait du bien de rentrer chez soi quand même.