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La conduite

Un camping-cariste m'a fait récemment la réflexion suivante : "mon véhicule est plus agréable à conduire que ma voiture."
Il est bien vrai que la dernière génération de "camions" est beaucoup plus proche des automobiles que des véhicules utilitaires. Il leur reste quand même des progrès à accomplir au niveau du silence de fonctionnement.

La première chose à apprendre quand on part au volant d'un camping-car, c'est sa hauteur. En effet, plus que sa largeur ou sa longueur, c'est cette hauteur (accessoires sur le toit compris) qui peut nous obliger à changer notre itinéraire, à ne pas pouvoir stationner ou à ne pas pouvoir ravitailler en carburant. Certains, pour ne pas l'oublier inscrivent noir sur blanc les cotes de leur véhicule au niveau du tableau de bord.

Il faut donc se méfier des barres de hauteur des parkings, des auvents de stations service (leur hauteur est souvent indiquée), des tunnels, des souterrains en ville, des balcons et des stores de commerçants ainsi que des branches des arbres.

La largeur est quelquefois gênante dans les rues étroites de nos cités mais la vision latérale dans les rétroviseurs est bonne mis à part sur la droite, à l'endroit ou la cellule déborde latéralement par rapport à la cabine. Cette remarque n'est bien entendu valable que pour les "Capucines" et les "Profilées" ; les "Intégraux" ayant une largeur constante.

La longueur pose en manœuvre moins de problème que le "porte-à-faux" : distance qui sépare l'axe des roues arrières de l'arrière du véhicule. Plus celui-ci est important, plus le coup de balai à l'arrière est prononcé et les risquer de toucher aussi. Un "porte-à-faux" important n'est pas fameux non plus pour le comportement routier surtout s'il y a beaucoup de poids à l'arrière et l'endroit est en général très inconfortable pour les passagers. La longueur pose bien évidemment des problèmes pour le stationnement mais on peut en se garant en marche arrière, (recommandé pour repartir facilement) souvent placer ce "porte-à-faux" au-dessus d'une pelouse, d'un port...

En cas de doute, il n'y a pas de honte à s'arrêter sur un parking à l'entrée d'une ville touristique très fréquentée, de prendre ses jambes ou sa bicyclette pour aller voir plus loin comment l'endroit se présente. Il faut se méfier de la même manière du sable, de la boue, de l'herbe d'une prairie bien grasse.

Sur route, respectez plus qu'avec une voiture les distances de sécurité : on n'arrête pas 3,5 Tonnes comme une Clio ; en montagne ménagez vos freins lors d'une descente en utilisant le frein moteur, parfois le frein à main (car les freins arrières sont nettement moins sollicités que les disques avant) et si vous devez vous arrêter au pied d'un col que vous venez de descendre, vérifiez quand vous repartirez que le freinage fonctionne.

J'écris cela en connaissance de cause : m'étant arrêté avec des freins fonctionnant normalement, environ 45 minutes à Bonneval-sur-Arc au pied du col de l'Iseran après l'avoir descendu, quand j'ai voulu repartir, je me suis aperçu que la pédale de frein s'enfonçait complètement sans aucun résultat : les disques qui n'étaient plus refroidis à l'arrêt avaient transmis leur chaleur au liquide de frein qui était rentré en ébullition. J'ai eu ce jour-là, la chance de devoir faire une marche arrière suivie d'un freinage avant de devoir poursuivre la descente.

Ayons l'amabilité de ne pas créer de bouchons derrière nous quand nous nous promenons ; aidons les automobilistes à nous dépasser sur les itinéraires sinueux.

Nous sommes, de par la taille et des performances de nos véhicules, amenés plus que des automobilistes à fréquenter les poids lourds et leurs chauffeurs sur la route. Autant apprendre leur code :

Les tarifs autoroutiers :

wpe44108.gif (5704 octets)Pour la plupart, nos véhicules ont deux essieux et mesurent plus de 1,30 m au droit de l'essieu avant. Sachez que les mêmes véhicules transformés en minibus sont comptabilisés en catégorie 1. Nous payons donc 50% de plus que les automobilistes. Pour ma part, j'évite le plus souvent possible d'emprunter les autoroutes.

Le stationnement de jour

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Le stationnement de nuit

Calme, belle et sûre : C'est l'étape idéale. Le calme et la sécurité sont les deux critères les plus importants pour une halte nocturne sans histoire. Ne pas attendre la tombée de la nuit pour faire ses recherches (à pied, à vélo ou en camping-car) : on ne voit plus rien même si certains camping-caristes très méfiants estiment que cela leur évite de se faire repérer par des détrousseurs de grand chemin.

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Vérifier que le parking n'est pas interdit, que le marché n'y a pas lieu le lendemain matin, qu'il ne sert pas de cours d'école. En ville, les alentours des stades offrent souvent des possibilités ; en bord de mer, ce sont les plages et les ports. Les places de villages sont souvent des endroits sans problèmes et les parkings de restaurants et d'auberges peuvent nous rendre bien des services après accord de leur propriétaire, bien entendu.

Se souvenir que les aires de service ne sont pas toujours des lieux de stationnement et inversement.

  1. Le calme : éviter la proximité des boîtes de nuit, des bars en plein air (au Portugal) , des lieux de rassemblement nocturnes même s'il est parfois bien difficile de prévoir ce qui se passera dans la soirée si l'on est pas un habitué du coin. Il est très désagréable de devoir remettre le moteur en route à 3 heures du matin pour cause de vacarme. Les lieux très habités sont à cet égard à éviter. Les cloches des églises sont parfois fort bruyantes. Il est bien évident qu'on trouvera ce calme plus facilement en pleine nature qu'à la ville.

  2. La sécurité : Plusieurs questions se posent toujours à nous : Faut-il préférer un endroit isolé ou un endroit bien en vue ? Doit-on stationner seuls ou à proximité d'autres camping-cars ? Chacun a sa réponse et fait en fonction des conditions qu'il rencontre. Dans les faits, pendant la saison touristique, on remarque que les camping-cars se regroupent le soir et que certains fuient ces concentrations. Dans tous les cas, le respect de l'autre doit nous guider, qu'il soit habitant ou camping-cariste.

  3. Le savoir-vivre :

  • Éviter de coller le camping-car voisin ; les trop fortes concentrations ;

  • Éviter toute provocation, sonore ou visuelle : musique, étalage de linge, fumées de barbecue...

  • Ne pas bloquer un chemin, une entrée, se méfier de la nature du sol, de la montée des eaux ;

  • Éviter de masquer la vue d'une habitation.

    Des exceptions à ces règles simples existent forcément : des lieux de visite très fréquentés nous obligent parfois à changer nos habitudes ; il est quelquefois conseillé de sacrifier le confort d'une nuit pour une visite très matinale pour éviter la foule ou la chaleur. On devra dans ce cas supporter le bruit, la pente, etc....

    Vous pouvez aussi préférer le terrain de camping, mais là, ce n'est pas ma façon de concevoir la pratique du camping-car.

Autonomie et propreté